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Le Domaine
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apports d’oligo-éléments soit foliaires, soit par le sol en engrais organique après analyse du sol, du feuillage et des baies…

Le Chapellois Éric Dugardin initie les amateurs aux plaisirs oenologiques
· jeudi 29.07.2010, 05:01 - PAR SARAH NUYTEN
Aux côtés d'Éric, les amateurs apprendront par exemple que la forme d'un verre a son importance...
· Apprendre à déguster un vin, à en décoder arômes, pour mieux le savourer ? Acquérir la méthodologie et le vocabulaire de base de l'oenologie ? C'est ce qu'Éric Dugardin, Chapellois et sommelier professionnel, propose aux particuliers. Rencontre.
· « Quand on a 16 ou 17 ans, ce n'est pas facile d'être à l'aise avec les autres. À cette
époque, je me suis rendu compte que quand on parlait de cuisine, de vins ou de restaurant, tout le monde participait, se sentait concerné... C'est ça aussi qui m'a attiré. » Travailler
dans le domaine du vin... pour pallier sa timidité ? « Il y a un peu de ça... », reconnaît Éric Dugardin avec un petit sourire gêné. À 48 ans, il reste d'un tempérament réservé,
malgré une vie professionnelle tournée vers les autres.
Après douze ans de sommellerie, aujourd'hui, il transmet. Aux jeunes qui, comme lui, il y a une trentaine d'années, suivent des cours à l'école hôtelière.
· Aux particuliers aussi, au travers de stages organisés au sein de clubs d'oenologie, d'associations, de comités d'entreprises... Et aux amateurs lambda, novices ou éclairés. « Les cours à l'école hôtelière représentent 80 % de mon activité. Je consacre le reste de mon temps à l'initiation oenologique, dont la demande augmente sans cesse. Ce que je faisais hier en salle de restaurant, j'essaye aujourd'hui de l'enseigner », explique d'une voix posé ce sommelier professionnel, qui a côtoyé les plus grands restaurants lillois, du « Restaurant », place Sébastopol - devenu aujourd'hui « Le Sébastopol » - à « la Laiterie » à Lambersart.
· Comprendre les appellations, les cépages, distinguer les arômes, savoir accorder la boisson avec le plat... Voilà grossièrement en quoi les stages consistent.
· On y apprend par exemple que la couleur d'une pièce joue sur l'appréciation d'un vin. « Une déco jaune fera ressortir les sels minéraux de la boisson, tandis qu'une couleur rouge dominante donnera l'impression que le vin est chargé en alcool... », explique Éric, en servant un verre de jus de fruits litchi-raisin. « Regardez ici, il ne manque que la rose, et vous avez les arômes du Gewurztraminer d'Alsace ! »Ses yeux, d'un bleu métallique, sont rieurs.
· Éric est dans son élément. Inlassable et bavard. Il explique que « sans culture vinicole et oenologique, il n'y a pas de gastronomie française ». Et parle des « accords mets et vins » comme d'autres évoquent ceux de Yalta ou de Genève.
· Avec beaucoup, beaucoup de sérieux. Un sérieux qui se transforme en gravité, lorsqu'on lui demande quel est son vin préféré. Dix minutes de réflexion intense plus tard : « Le Grands-Échezeaux. Mais c'est vraiment parce que je suis obligé de choisir. » •
· Stage d'initiation oenologique en 3 h, 12 h ou 18 h. &03 20 37 48 73 ou 06 60 69 54 21. http://www.gout-et-vin.com